Anciens boursiers - Fondation Grenoble INP https://fondation-grenoble-inp.fr #OsezlAvenir Tue, 27 Oct 2026 16:46:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.19 https://fondation-grenoble-inp.fr/wp-content/uploads/2021/07/cropped-RS-Fondation-Rond-32x32.png Anciens boursiers - Fondation Grenoble INP https://fondation-grenoble-inp.fr 32 32 Maxime Delacourt : des moulins d’hier à l’énergie de demain https://fondation-grenoble-inp.fr/maxime-delacourt-des-moulins-dhier-a-lenergie-de-demain/ Tue, 27 Oct 2026 16:21:34 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr/?p=25768 Ingénieur diplômé de Grenoble INP - Ense³ en 2018 et ancien bénéficiaire du soutien de la Fondation pour son projet de césure RICOCHETS, Maxime Delacourt a fait de la transition énergétique le fil conducteur de son parcours.

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Ingénieur diplômé de Grenoble INP – Ense³ en 2018 et ancien bénéficiaire du soutien de la Fondation pour son projet de césure RICOCHETS, Maxime Delacourt a fait de la transition énergétique le fil conducteur de son parcours. Après l’éolien, l’ADEME puis le conseil en décarbonation chez Deloitte, il choisit de revenir à une action concrète et locale en créant Moulins Demain : remettre le patrimoine hydraulique existant au service d’une énergie renouvelable et locale.

De l’association RICOCHETS à l’envie d’entreprendre

L’aventure commence bien avant Moulins Demain. Encore étudiant à Grenoble INP – Ense³, Maxime Delacourt porte l’association RICOCHETS avec Simon Chaillou, un projet de césure soutenu par la Fondation Grenoble INP. Au Sénégal, au Burkina Faso et au Bénin, il part à la rencontre d’entrepreneurs sociaux engagés dans les domaines de l’eau, de l’énergie, des déchets ou de l’artisanat. Une expérience destinée à valoriser leurs parcours et à inspirer d’autres jeunes.

Il y puise une conviction qui l’accompagnera ensuite : l’envie d’entreprendre autour de projets concrets, ancrés dans les territoires et porteurs d’intérêt général.

Diplômé en 2018, il travaille dans l’éolien, à l’ADEME puis chez Deloitte, où il accompagne de grandes entreprises dans leur décarbonation. Des expériences enrichissantes, mais l’envie d’agir plus directement sur le terrain s’impose progressivement.

Une passion familiale devenue projet entrepreneurial

La réponse vient aussi de son histoire personnelle. Originaire du Lot, Maxime découvre très jeune les moulins grâce à son grand-oncle Marius, qui s’occupait de faire visiter les moulins de sa région.

Quelques années plus tard, cette passion rencontre ses compétences d’ingénieur et son engagement dans la transition énergétique : comment utiliser ce patrimoine hydraulique existant pour produire demain une énergie locale ?

En échangeant avec des propriétaires de moulins, il constate que beaucoup souhaitent restaurer ou remettre en service leur ouvrage mais manquent des compétences techniques et administratives nécessaires.

En janvier 2023, il crée Moulins Demain.

Le bureau d’études accompagne propriétaires, collectivités et entreprises, de la conception technique à la mise en œuvre, en passant par les démarches administratives et le financement. Aujourd’hui, l’équipe compte 9 personnes et a accompagné 160 projets dans plus de 50 départements.

Faire du patrimoine une ressource pour demain

Pour Maxime, la petite hydroélectricité présente plusieurs atouts : elle permet de produire une énergie décarbonée en réutilisant des ouvrages existants, sans artificialiser de nouveaux sols, tout en contribuant à préserver et valoriser un patrimoine.

Elle offre également une production complémentaire d’autres énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire.

Mais entreprendre implique aussi d’accepter l’incertitude : assumer le risque financier, développer l’activité pour faire vivre l’équipe, conquérir les premiers clients et affronter parfois la solitude du dirigeant. Dans cette aventure, Maxime a pu compter sur l’accompagnement d’incubateurs, de mentors et d’experts.

Aujourd’hui, sa plus grande satisfaction tient à l’équipe qu’il a construite et à l’alignement entre son activité et ses convictions :

« Ce dont je suis le plus fier aujourd’hui, c’est d’avoir construit
une équipe autour d’un projet qui correspond à mes convictions.
Je n’ai pas de problème d’alignement entre ce que je fais,
ce en quoi je crois et la manière dont j’ai envie d’agir. »

De l’association Ricochets à Moulins Demain, un même fil demeure : aller sur le terrain, comprendre les besoins et mettre ses compétences d’ingénieur au service de solutions concrètes.

C’est aussi ce que le soutien de la Fondation cherche à rendre possible : permettre à des étudiants d’expérimenter, d’explorer leurs convictions et de donner une première impulsion à des projets susceptibles de nourrir leur trajectoire future.

En remettant des moulins en mouvement, Maxime Delacourt fait aujourd’hui dialoguer patrimoine, ingénierie, entrepreneuriat et transition énergétique. Une manière très concrète de transformer une ressource héritée du passé en énergie pour demain.

Maxime Delacourt en 30 secondes

🎓 Alumni Grenoble INP
🌊 Porteur du projet de césure RICOCHETS soutenu par la Fondation Grenoble INP
⚡ Président de Moulins Demain
🏞 Accompagne la transformation d’anciens moulins à eau en sources d’électricité renouvelable locale
💡 Conviction : la transition énergétique se construit aussi à partir des ressources de proximité et des initiatives territoriales

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En Vert et Avec tous : la ferme pédagogique grandit pour un monde plus vert https://fondation-grenoble-inp.fr/en-vert-et-avec-tous-la-ferme-pedagogique-grandit-pour-un-monde-plus-vert/ Thu, 07 Sep 2023 08:03:35 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr/?p=16348 À travers sa ferme pédagogique, EVAT concrétise sa mission en recréant le lien entre la culture durable des aliments et l'assiette des citoyens, tout en transmettant des savoirs essentiels pour un avenir responsable.

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L’Association En Vert et Avec Tous (EVAT) s’engage à favoriser la transition écologique en proposant une ingénierie pédagogique aux acteurs de l’éducation, des collectivités et des entreprises. À travers sa ferme pédagogique, EVAT concrétise sa mission en recréant le lien entre la culture durable des aliments et l’assiette des citoyens, tout en transmettant des savoirs essentiels pour un avenir responsable.

Un projet en faveur de la transition écologique

équipe EVAT

Depuis sa création en 2017 par Antoine MOREL et Baptiste GOBARD, tous deux diplômés de Grenoble INP – Ense³, l’Association En Vert et Avec Tous se consacre à la transition écologique par le biais d’une ingénierie pédagogique novatrice. En 2019, le projet a été soutenu financièrement par la Fondation Grenoble INP à travers la bourse d’excellence entrepreneuriat. L’objectif principal du projet est de rétablir le lien entre la production durable et la consommation responsable à travers des actions diversifiées. L’association propose notamment des ateliers et des cycles pédagogiques centrés sur la biodiversité, les sols, le jardinage, ainsi que des aspects liés à la consommation responsable, comme la sensibilisation à l’impact carbone de notre alimentation.

Une ferme pédagogique en pleine expansion

L’un des points forts de l’engagement d’EVAT est sa ferme pédagogique, un complexe urbain d’une surface de 1000 m², visant à promouvoir la consommation de produits locaux et artisanaux tout en transmettant des connaissances essentielles aux générations futures. Les travaux réalisés cette année, incluant l’aménagement d’une serre, d’une mare, d’un poulailler et d’un espace de stockage, ont permis d’améliorer significativement l’expérience offerte aux visiteurs et aux bénévoles. Les travaux ont également permis d’intégrer une serre de 50m² accessible aux personnes à mobilité réduite. Cette ferme offre également un espace de biodiversité et de transmission, renforçant le lien social et la convivialité au cœur du Quartier Prioritaire Abbaye à Grenoble.

Des événements sont également organisés autour de cette ferme, tels que des demi-journées de découverte, notamment à l’occasion des 48h de l’Agriculture Urbaine au printemps. De plus, il y a de plus deux permanences hebdomadaires les mardis et jeudis soir, pour les bénévoles qui souhaitent apprendre, cultiver, se détendre ou tout simplement passer du bon temps ensemble.

Travaux EVAT

Les perspectives d’EVAT

jardin EVAT

Le prochain projet en septembre est la construction d’un poulailler-verger, qui enrichira l’offre pédagogique et rapprochera les visiteurs de la nature. De plus, l’association a déjà initié des partenariats avec des écoles, des organismes d’accueil et des entreprises pour des animations au sein de la ferme. En quête d’un agrément « Éducation Populaire » et préparant une grande inauguration publique pour printemps 2024, EVAT continue de s’investir pour créer un avenir plus responsable, connecté à la nature et empreint de connaissances transmises à travers sa ferme pédagogique.

Pour en apprendre davantage sur En Vert et Avec Tous, nous vous invitons à découvrir la nouvelle vidéo de l’Association, inspirée du style de Wes Anderson :

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Rencontre avec Guillaume Lavastre, co-fondateur de Protéalpes https://fondation-grenoble-inp.fr/rencontre-avec-guillaume-lavastre-co-fondateur-de-protealpes/ Tue, 01 Aug 2023 09:57:29 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr/?p=16217 En 2021, nous avons soutenu le projet Protéalpes à travers la bourse Entrepreneuriat de transition. Fondée par deux diplomés de Grenoble INP – IAE, la marque s’est bien développée et nous avons rencontré Guillaume Lavastre pour en savoir plus.

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Protéalpes est une marque de compléments nutritionnels protéinés, fabriqués à partir de lait local et formulés sans additifs ni édulcorants. Elle a été créée en juillet 2020 par Guillaume Lavastre et Aymeric Mendez, qui ont tous deux étudié à Grenoble INP – IAE, UGA et à la faculté de pharmacie de l’Université Grenoble Alpes. Le projet a été soutenu par la Fondation Grenoble INP en 2021, à travers la Bourse d’Excellence Entrepreneuriat de transition. Aujourd’hui, l’entreprise s’est bien développée et nous avons rencontré Guillaume Lavastre pour en savoir davantage.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Guillaume Lavastre, et je suis le cofondateur de la société Mela Nutrition SAS et de la marque Protéalpes, aux côtés d’Aymeric Mendez. Nous sommes tous les deux pharmaciens diplômés de l’Université Grenoble Alpes (UGA) et nous nous sommes rencontrés sur les bancs de la fac.

En plus de notre passion commune pour la nutrition et la santé, nous partageons un intérêt prononcé pour le sport. Nous avons pratiqué différents sports à un niveau compétitif, moi-même dans le ski et Aymeric dans le football. Bien que nous ne puissions plus nous adonner au sport à un niveau aussi élevé qu’auparavant, cette passion pour le monde sportif reste très présente en nous et a inspiré pour la création de Protéalpes.

Qu’est-ce que Protéalpes ?

Protéalpes est non seulement une marque de nutrition sportive, mais c’est aussi une approche globale de la nutrition spécialement conçue pour répondre aux besoins spécifiques des sportifs. La marque se base sur une expertise médicale et scientifique, en proposant des produits de nutrition sportive efficaces et adaptés.

L’une des principales caractéristiques de Protéalpes est son engagement à privilégier une approche saine et naturelle. En effet, tous nos produits sont conçus sans additifs ni édulcorants artificiels, afin de garantir la meilleure qualité possible et de favoriser des performances sportives optimales, tout en préservant la santé des consommateurs.

Comment Protéalpes a vu le jour ?

Lors de notre année de césure en Australie, nous avons constaté que la majorité des protéines du marché était transformée chimiquement avec des additifs type édulcorants et épaississants, malgré leurs avantages nutritionnels. Nous avons donc pris l’initiative de combler cette lacune en proposant des produits plus cleans, tout en ayant une approche innovante et responsable.

Protéalpes est né avec le lancement de notre premier produit sur le marché, appelé « Altitude Whey Protéines« . Il s’agit d’une boisson de récupération destinée aux sportifs, qu’ils soient axés sur la force ou l’endurance. Ce produit a été spécialement conçu pour favoriser la récupération post-entraînement en fournissant des protéines de lactosérum de haute qualité. En juillet 2021, nous avons officiellement mis sur le marché les premiers produits, qui ont été vendus sur notre site web : protealpes.com.

Quels sont les avantages de Protéalpes par rapport à une whey classique ?

Notre objectif est de proposer une nutrition protéinée de récupération sans aucun additif ni édulcorant, afin de fournir une base nutritionnelle optimale aux sportifs. Nos produits sont conçus avec des apports minutieusement pensés pour favoriser la récupération du sportif et optimiser les effets positifs de l’entraînement. Contrairement à certaines marques qui se concentrent principalement sur l’aspect protéique, nous accordons une attention particulière à la composition de nos produits pour qu’ils répondent de manière optimale aux besoins des sportifs. C’est pourquoi nous collaborons avec des équipes professionnelles de rugby, notamment le FCG, ainsi que des sportifs axés sur l’endurance, comme les skieurs alpins et les trailers.

Nos protéines proviennent d’un lait local de pâturage du Beaufortain. Toute la fabrication de nos produits se fait en interne à Albertville, sans sous-traitance et donc en circuit court. Cela nous assure une excellente traçabilité et nous permet d’offrir une garantie de qualité à nos clients. En nous associant à l’Union des Producteurs de Beaufort, nous mettons en valeur un lait d’origine locale provenant de montagnes où l’agriculture est pratiquée de manière durable. Nous nous efforçons de sélectionner des ingrédients de qualité supérieure et d’origine responsable, en privilégiant le commerce équitable et le bio lorsque cela est possible. Par exemple, même si notre cacao et notre sucre ne proviennent pas de producteurs locaux, ils sont tout de même issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable. Ce choix s’inscrit dans une logique de développement durable et de rémunération équitable des producteurs avec lesquels nous travaillons.

Que vous a apporté la Fondation Grenoble INP dans ce projet ?

La Fondation Grenoble INP a été l’une des premières structures à nous accorder sa confiance et à nous soutenir dès le début du projet, lorsque nous n’avions encore aucun produit sur le marché. Cette marque de confiance a eu un impact significatif sur notre motivation et notre assurance, car au départ, nous avions beaucoup de doutes et peu d’expérience en entrepreneuriat. En plus de ce soutien moral, la Fondation Grenoble INP nous a attribué la Bourse d’Excellence Entrepreneuriat de Transition, qui a joué un rôle crucial pour notre société en démarrage. Grâce à ce soutien, nous avons pu financer nos premières matières premières pour produire notre premier lot de produits et lancer nos préventes. Ce coup de pouce nous a été d’une grande aide dans la phase de démarrage du projet.

Quelles sont vos perspectives d’évolution par rapport à ce projet ?

Nos perspectives d’évolution sont bien définies. Actuellement, notre gamme de produits est conçue pour répondre aux besoins de récupération après l’effort. Cette solution convient parfaitement dans la plupart des cas, sauf lors d’efforts extrêmement longs, où une prise de protéines pendant l’effort peut être envisagée. Nous souhaitons donc développer des produits qui couvrent toutes les phases de l’effort, en répondant à des besoins nutritionnels différents. Notre démarche se base sur des données scientifiques précises, fournies par la littérature scientifique, en collaboration avec des diététiciens et des médecins.

Dans cette optique d’expansion, nous prévoyons de développer de nouvelles gammes de produits, sans pour autant perdre notre clientèle avec une multitude de références. Nous avons des projets concrets en cours, avec des produits déjà prêts pour une sortie prévue au mois d’août 2023. Nous avons également développé des produits destinés au marché B to B en collaboration avec des équipes professionnelles de rugby, de football, et d’autres sports. Par exemple, nous avons créé une gamme « mi-temps » avec une boisson à consommer juste avant le retour sur le terrain en 2e mi-temps, visant à favoriser la recharge glucidique et à booster les efforts de haute intensité.

Quels conseils pourriez-vous donner à de jeunes entrepreneurs ?

Malgré notre expérience encore limitée, nous pouvons partager quelques conseils issus de notre parcours, qui jusqu’à présent s’est bien déroulé malgré quelques difficultés.

Il est primordial d’avoir un projet en lequel on croit profondément et de ne jamais abandonner, même lorsque les obstacles se présentent. En ce qui nous concerne, nous sommes deux cofondateurs, et bien que travailler à deux puisse poser des défis, nous considérons que c’est l’idéal. Trouver la bonne personne pour s’associer est essentiel, car cela permet d’apporter de la qualité au travail et d’avoir un soutien mutuel lors des moments difficiles. Lorsque les choses vont moins bien pour l’un, elles peuvent aller mieux pour l’autre, ce qui nous permet de trouver un équilibre.

Par ailleurs, nous conseillons de ne pas précipiter les choses et de ne pas hésiter à se faire accompagner dès le début de l’aventure entrepreneuriale. Nous encourageons les jeunes entrepreneurs à saisir ces opportunités d’accompagnement, car elles peuvent grandement faciliter le développement de leur projet.

Enfin, prendre du recul et voir le projet dans sa globalité peut également être bénéfique pour mieux avancer.

Pour en savoir plus sur la Bourse d’Excellence Entrepreneuriat, rendez-vous ici. 

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Entretien avec Elisa Jourde, co-fondatrice de FoodPrint https://fondation-grenoble-inp.fr/foodprint-elisa-jourde/ Mon, 06 Feb 2023 13:00:25 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr/?p=15014 Soutenu par la Fondation à travers la Bourse d'excellence, le projet FoodPrint rend l'alimentation durable. Nous avons rencontré Elisa Jourde pour en savoir plus.

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En 2022, William Roquier et Elisa Jourde, étudiants à Grenoble INP – IAE, ont obtenu la Bourse d’excellence – entrepreneuriat attribuée par la Fondation Grenoble INP. Ils ont alors développé FoodPrint, une solution vise à réduire l’impact environnemental de la restauration et sensibiliser les Français à l’alimentation durable. Nous avons rencontré Elisa Jourde pour en savoir plus sur ce projet.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Passionnée par les enjeux liés à l’agriculture et l’alimentation de demain, et persuadée qu’il y a urgence à agir, je me suis formée au droit de l’environnement et à la RSE à l’Université du Québec à Montréal pendant une année de mobilité académique. En revenant, j’ai co-fondé avec William Roquier une structure qui a pour but d’accompagner le secteur de la restauration collective dans sa transition écologique : FoodPrint. Aujourd’hui, j’ai donc un statut hybride : le statut d’étudiante-entrepreneur (SNEE), puisque je termine un double master entre Sciences Po Grenoble et l’IAE en management et entrepreneuriat en parallèle de FoodPrint.

Qu’est-ce que FoodPrint ?

FoodPrint, c’est une solution qui facilite la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la restauration et sensibilise les Français à l’alimentation durable.

Comment est née cette idée ?

L’idée est née d’une demande des étudiants de Grenoble INP – Ense³, qui souhaitaient en savoir plus sur l’impact environnemental de leur assiette. Et ils ne sont pas les seuls, 8 français sur 10 sont dans ce cas. En effet, ce que nous mangeons a un énorme impact sur l’environnement et réduire ne serait-ce que la viande, le poisson et les produits laitiers, c’est déjà un levier très efficace pour faire la différence !

À titre un peu plus personnel, mon envie d’agir a émergé après 2 déclics successifs. Le premier : la visite d’une usine où défilaient des tonnes et des tonnes de fruits et légumes parfaitement consommables, mais jetés, car non calibrés aux normes en vigueur (taille et forme). J’ai commencé à comprendre qu’il y avait quelque chose qui clochait dans notre système alimentaire. Le second : la prise de conscience que, si on commence à avoir de plus en plus d’infos sur l’alimentation santé, les citoyens ont peu d’information sur l’alimentation durable (pour notre santé et pour la planète). Or, alimentation durable et alimentation santé sont extrêmement liées, ne serait-ce que par les intrants et pesticides utilisés dans l’agriculture traditionnelle. Pour ces raisons, notre mission chez FoodPrint est donc de favoriser une alimentation durable pour une meilleure santé publique et environnementale.

Quels sont les différents services proposés par FoodPrint ?

Nous proposons un service clé en main d’affichage environnemental pour la restauration collective. Les convives sont ainsi informés en un coup d’œil de l’impact des différents plats proposés et peuvent les comparer entre eux afin de faire leur choix de manière éclairée. Nous proposons ensuite des études d’impact de l’affichage pour que les restaurateurs puissent avoir un aperçu de leurs évolutions et communiquer sur celles-ci.


Enfin, pour maximiser l’impact de notre démarche, nous proposons aussi des services d’accompagnement et des ateliers de sensibilisation à l’alimentation durable et l’élaboration de menus bas carbone.

Que vous a apporté la Fondation Grenoble INP dans ce projet ?

La Fondation Grenoble INP nous a accompagnés dans notre développement via du coaching, de la visibilité et un soutien financier. Cela nous a permis de développer notre calculateur afin de proposer une information toujours plus fiable à nos partenaires. Le soutien de la Fondation Grenoble INP s’inscrit à mon sens dans une démarche nécessaire d’accompagnement des projets de transition pour un monde plus juste et plus durable.

Quelles sont vos perspectives d’évolution par rapport à ce projet ?

Nos indicateurs clés sont le nombre de personnes sensibilisées et la diminution des émissions de gaz à effet de serre induites dans les restaurants accompagnés. Ainsi, nous souhaitons quadrupler le nombre de restaurants collectifs accompagnés en 2023 et donc le nombre de personnes sensibilisées. Pour cela, nous allons à la fois améliorer notre affichage en fonction des retours clients et notre calculateur. Nous envisageons également à moyen terme un développement au-delà du territoire national.

Quels conseils pourriez-vous donner à de jeunes entrepreneurs ?

Restez curieux ! Questionner les vérités établies, et garder un état d’esprit orienté « solutions ». Je leur conseillerais enfin de ne pas sous-estimer l’importance de la communauté et de l’entourage choisi. Il y a beaucoup d’acteurs prêts à soutenir les initiatives à impact, il « suffit » de les trouver et de les convaincre !

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Entretien avec Antoine MOREL, Co-Fondateur de En Vert et Avec Tous https://fondation-grenoble-inp.fr/en-vert-et-avec-tous-entretien-avec-antoine-morel/ Mon, 31 Oct 2022 13:28:40 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr/?p=14595 Diplômé de Grenoble INP – Ense³ en 2019, Antoine MOREL a co-fondé avec Baptiste GOBARD l’Association En Vert Et Avec Tous en 2017. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur cette initiative.

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Diplômé de Grenoble INP – Ense³ en 2019, Antoine MOREL a cofondé avec Baptiste GOBARD l’Association En Vert et Avec Tous en 2017. Celle-ci a pour but d’agir pour la transition écologique en proposant une ingénierie pédagogique aux acteurs de l’éducation, collectivités et entreprises, autour d’une production durable et d’une consommation responsable. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur cette initiative.

Peux-tu nous parler de toi ?

Je m’appelle Antoine MOREL, j’ai 25 ans, je suis originaire de Normandie et je suis arrivé à Grenoble il y a 7 ans, lors de mon entrée à Grenoble INP – Ense³. Je suis maintenant coordinateur de En Vert et Avec Tous et associé du Bar Radis, un bar-restaurant et café associatif sur les toits, au quartier Flaubert. Sinon j’aime beaucoup les musiques électroniques, qu’on explore avec le collectif Hysteresis.

Comment En Vert et Avec Tous a vu le jour ?

Tout a commencé en 2017 : avec Baptiste GOBARD, camarade de promo, on a pris une année de césure pour faire de l’entrepreneuriat, via le Pépite Ozer, autour de l’agriculture urbaine et de l’inclusion sociale. On voulait donner un sens à notre vie professionnelle, qu’on ne trouvait pas forcément dans les débouchés classiques de nos formations. Très vite, le projet s’est centré sur la pédagogie à l’alimentation durable. Après deux ans d’expérimentations avec des structures éducatives et un passage par le cursus MANINTEC et Ronalpia, incubateur de l’Économie Sociale et Solidaire, l’association a été créée.

Quel est son objectif ?

La finalité, c’est de recréer le lien entre les citoyens, notamment les plus jeunes et le contenu de leur assiette. Pour ça, il faut un peu de théorie, mais surtout beaucoup de pratique ! Ainsi, nous proposons des ateliers et cycles pédagogiques autour de la biodiversité, des sols, du jardinage, mais aussi sur le volet « consommation », comme la cuisine ou des ateliers sur le sucre et l’impact carbone de notre alimentation. Le but est de balayer un maximum de thématiques, de la graine à l’assiette.

Favoriser la prise d’initiatives et de responsabilités des jeunes lors de projets collectifs est un enjeu majeur. Beaucoup manquent de confiance en eux, à cause de difficultés scolaires ou familiales. Le but est de leur faire prendre conscience de leur pouvoir d’agir. Ce n’est pas parce que tu n’es pas bon en maths que tu ne peux pas créer pour toi et apporter aux autres !

La démocratisation d’accès à la nature est également un sujet central, notamment en milieu urbain où de grandes inégalités subsistent.

Que t’apporte EVAT ?

Un salaire déjà, depuis peu ! La question de la précarité associative est une réalité avec laquelle il faut composer. Au-delà de ça, un environnement de travail incroyable, une liberté d’agir et surtout un véritable sentiment d’utilité. Il était impensable pour moi de consacrer plus de 40h par semaine à une profession, peut-être intellectuellement stimulante, mais dont je n’aurais pas constaté les bienfaits écologiques ou sociaux.

Cet alignement avec mes convictions est, pour moi, ce qui est le plus. Beaucoup d’ingénieurs nouvellement diplômés peuvent se sentir en décalage par rapport à leur profession et l’activité économique de leur entreprise, faute d’alternatives accessibles.

Où en est l’association actuellement ?

Actuellement, l’association compte 2 salariés et 2 volontaires en service civique. Nous travaillons avec de nombreuses structures, telles que des collèges, lycées et centres de loisirs de la Métropole.
 
En 2020, EVAT a été lauréate du Budget Participatif de la Ville de Grenoble pour créer une ferme pédagogique (serre, mare, jardin pédagogique, parcelles expérimentales, verger, poulailler..etc.) au cœur du QPV Abbaye. Les premiers travaux ont débuté en avril et vont se poursuivre toute l’année à venir !

Quelle est la suite ?

À la rentrée, l’association poursuit son objectif de formation en accueillant son premier alternant (paysagisme, agriculture urbaine).

Nous ouvrons également des permanences à la ferme pédagogique, pour permettre à tous les bénévoles, habitants ou curieux de venir découvrir cet espace, se former à la permaculture et participer à des chantiers participatifs dans la joie et la convivialité !

Que t’as apporté et que peut t’apporter la Fondation Grenoble INP dans ton projet ?

Au-delà d’un soutien financier sur 6 mois en 2019, la Fondation a été un formidable relai de notre projet et de ses nombreuses évolutions. J’espère qu’elle accentuera son soutien auprès de futurs ingénieurs, soucieux de réinventer leur métier, en leur apportant du sens, à la hauteur des enjeux que nous connaissons tous.

Pour soutenir l’Association EVAT, vous avez la possibilité de faire un don sur ce lien.

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« Athletics 3D est plus qu’une entreprise, c’est une démarche de développement humaine. » https://fondation-grenoble-inp.fr/athletics-3d-est-plus-quune-entreprise-cest-une-demarche-de-developpement-humaine/ Mon, 03 May 2021 10:16:31 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr/?p=12518 Fondateur de l’Athletics 3D, société concevant du matériel sportif, Clément Jacquelin revient sur son parcours universitaire, son lien avec la Fondation INP et sur son entreprise. Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ? Clément : Bonjour, je m’appelle Clément Jacquelin. Jeune actif, je suis entrepreneur et sportif originaire de Villard de Lans. J’ai effectué La Prépa […]

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Fondateur de l’Athletics 3D, société concevant du matériel sportif, Clément Jacquelin revient sur son parcours universitaire, son lien avec la Fondation INP et sur son entreprise.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Clément : Bonjour, je m’appelle Clément Jacquelin. Jeune actif, je suis entrepreneur et sportif originaire de Villard de Lans. J’ai effectué La Prépa des INP puis l’école d’ingénieur Grenoble INP – Génie industriel avant de fonder Athletics 3D en sortie d’école en 2016.

Vous avez été diplômés en 2016. Comme pouvez-vous résumé votre parcours universitaire ?

C : Un beau parcours avec une volonté de me tester au terrain le plus tôt possible. Je rejoins le discours de Nicolas Dufourq, Président de BPI France lors de l’ouverture de l’évènement BIG à Paris en Octobre 2020, qui souligne l’importance de « porter nos vents de libertés ». Je pense que cette démarche je l’ai partagée avec de nombreux experts au sein de Grenoble INP, le Pépite Ozer et de la plateforme S.mart Grenoble Alpes tout au long de ma scolarité. Je les remercie vivement pour l’ensemble de leur accompagnement !

Quels ont été vos projets post-études d’ingénieur ?

C : J’ai mis toute mon énergie dans la création de mon projet d’entrepreneuriat qui me fait vibrer depuis son origine. Et depuis 2016, je développe Athletics 3D, la start-up que j’ai créée en 2017 à l’issue de ce projet.

Parlons de la Fondation Grenoble INP. Vous avez été étudiants-boursiers lors de vos études. Quelle(s) expérience(s) avez-vous pu en tirer ? Qu’est-ce que la bourse de la fondation vous a apportée ?

C : Une grande aide à un moment important. J’ai une grande pensée particulière pour Georges Zimboulas qui m’a pleinement soutenu dans mon souhait de construire des actions qui m’animent. J’applique encore aujourd’hui ses conseils. Faire des études de haut niveau c’est aussi malheureusement se mettre à dos des organisations sportives qui souhaiteraient que nous fassions du sport à 100% de notre temps. Mais véritablement, il n’y a pas que la pratique sportive ou la compétition qui me rend heureux, c’est également toutes les relations sociales et émotionnelles que nous pouvons partager avec un ensemble de personnes de profils différents. Je me nourris de cela aujourd’hui et je remercie la Fondation Grenoble INP qui m’a soutenu et permis de réinvestir dans du matériel de biathlon pour continuer à concourir dans un objectif de développement personnel. Aujourd’hui, cela m’amène à concevoir du matériel de biathlon et sportif de manière général, pour les plus grands athlètes de ces disciplines olympiques.

Vous avez monté une entreprise en 2017, Athletics 3D.  Pouvez-vous nous en dire plus ?

C : Athletics 3D est plus qu’une entreprise, c’est une démarche de développement humaine. Que cela soit en interne, pour nos athlètes, les entreprises que nous accompagnons et nos stagiaires, nous personnalisons le parcours de développement de nos « clients ». C’est un plus puisque l’ergonomie va au-delà de la simple réalisation d’un matériel. Ainsi, nous concevons du matériel ergonomique, sportif, pour handisport et entreprises afin de maximiser les performances.

Bien que vous ne soyez plus étudiants, comment la Fondation Grenoble INP peut-elle vous aider dans vos projets professionnels ? Qu’attendez-vous de la Fondation ?

La Fondation permet de mettre en avant plus de réseautage. Elle soutient énormément ses étudiants et anciens étudiants dans le partage d’idées à réaliser et manifeste un réel intérêt dans les projets de chacun.

Avez-vous d’autres ambitions futures ?  Pouvez-vous nous en parler ?

C : Amplement ! Je perçois les objectifs comme des étapes à passer. Actuellement, la focale est de satisfaire deux nouvelles entreprises bénéficiaires de nos méthodologies, et préparer les prochaines interventions en entreprise pour raconter les histoires de conception de matériel pour nos athlètes.

Avez-vous des conseils à donner à des jeunes étudiants ? A des étudiants-boursiers ? A des jeunes entrepreneurs ?

C : Pour d’éventuels conseils à donner de jeunes étudiants, je reprendrais des citations qui m’ont touchées et qui m’ont accompagnées. En espérant que cela puisse servir de conseils pour des jeunes étudiants.

Premièrement, ces mots d’Athletics 3D : « Osez penser grand, faites de vos différences des talents et concentrez-vous sur vos points forts. »

Deuxièmement, le discours de Nicolas Dufourq, Président de BPI France : « Sortez du cadre, soyez inclassable. Ne soyez pas catégorisé car votre différence est votre universalité. Nous entreprenons car nous voulons changer des choses qui nous manquent, par besoin ou conviction. Créez des bourrasques, car ce sont elles qui portent nos vents de libertés. »

Et troisièmement, je rajouterais cette phrase de René Char : « Développez votre étrangeté légitime. »

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Crédit photo : Alain Lamour

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Entretien avec Antoinette et Raphaël https://fondation-grenoble-inp.fr/entretien-avec-antoinette-et-raphael/ Fri, 05 Mar 2021 15:13:34 +0000 https://fondation-grenoble-inp.fr?p=11662 De la fin des études universitaires à la création de leur entreprise  « L’eau est le côté concret de la science, l’aspect vital dont nous ne pouvons nous en passer » Diplômés depuis 2018, Antoinette et Raphaël sont passés dans les locaux de la Fondation afin d’échanger sur leurs parcours universitaires, les différentes expériences post-fac mais […]

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De la fin des études universitaires à la création de leur entreprise 

« L’eau est le côté concret de la science, l’aspect vital dont nous ne pouvons nous en passer »

Diplômés depuis 2018, Antoinette et Raphaël sont passés dans les locaux de la Fondation afin d’échanger sur leurs parcours universitaires, les différentes expériences post-fac mais également les projets d’avenir avec notamment leur entreprise Mesur’eau.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Antoinette et Raphaël : « Bonjour, nous sommes Raphaël Colmet-Daâge et Antoinette Jestin, deux jeunes ingénieurs diplômés de Grenoble INP-Ense³ passionnés par les enjeux liés à la ressource en eau en France comme à l’étranger.»

Vous avez été diplômés en 2018 à l’Ense³. Comment pouvez- vous résumer votre parcours universitaire ?

A / R : « Après une prépa classique, nous avons quitté en septembre 2014 nos régions respectives(Arras pour Antoinette et Toulouse pour Raphael, ndlr) pour rejoindre Grenoble et intégrer l’école Ense³ pour y étudier les sciences de l’eau (filière Hydraulique Ouvrage et Environnement) et comprendre les enjeux majeurs liés à l’eau dans le monde entier et principalement dans les années à venir avec les incidences du réchauffement climatique et de la raréfaction de la ressource en eau). En deuxième année (2016-2017), nous avons tous les deux effectué une année de césure internationale (deux projets différents) pour comprendre concrètement sur le terrain les impacts réels du réchauffement climatique et de la raréfaction de la ressource en eau.

Antoinette : En deuxième année, mon projet de césure au Vietnam (Laboratoire Care) et en Equateur (projet de solidarité) a été soutenu par la Fondation par une bourse internationale de mobilité. Ensuite, en dernière année, j’ai réalisé mon PFE à Grenoble, à l’IGE (Institut des Géosciences et de l’environnement) sur un projet étudiant l’influence humaine sur la ressource en eau dans un bassin versant dans les Alpes. Plusieurs enquêtes ont été effectuées auprès des acteurs de la gestion de l’eau (agriculteur, industries, mairies, station de skis) pour connaître la quantité et saisonnalité des prélèvements de l’eau.

Raphaël : Quant à moi, en première année j’ai fait un stage interculturel de 10 semaines en Argentine, avec l’association ISF Argentine (Ingénieurs Sans Frontières Argentine). La Fondation m’a permis de faire ce stage et comprendre la place de l’ingénieur citoyen dans notre société. A la fin de ma deuxième année, j’ai également fait un projet de césure qui consistait à rejoindre le Brésil, là où j’ai grandi, sans prendre l’avion (à pied, en voiture-stop puis en bateau-stop).. Enfin, en dernière année, j’ai réalisé mon PFE à l’Ifremer en Corse, sur un projet de compréhension du climat et du cycle hydrologique de micro-estuaires et lagunes méditerranéennes. Cela m’a permis d’effectuer plusieurs missions de terrain pour la  mesure de la qualité et du débit de petits fleuves et m’a donné le goût de mettre en  pratique les savoirs théoriques de l’école.

Quels ont été vos projets post-fac ?

A : J’ai rejoint l’ONG WWF Philippines pour participer à un projet de photoidentification des requins baleines dans la baie de Donsol en bénévolat pendant cinq mois. Il s’agissait également d’étudier la relation entre la présence de requins baleines et la qualité de l’eau de la baie. J’ai aussi participé à un projet de création de zone marine protégée sur l’ile Ticao, en participant à des inventaires de la faune et de la flore dans la zone. Le travail de terrain a été très présent durant cette expérience et j’y ai pris goût, pour le concret.

R: J’ai continué de travailler en Corse durant 5 mois supplémentaires et j’ai poursuivi par un projet de sensibilisation pour la protection de la mer et de la flore et faune maritime. Ce projet intitulé « Voile à’musée » a été porté par l’association Voile Actée et consistait en pratique à accoster différents ports de Bretagne et étaler notre exposition sur les quais afin de toucher le public local et les vacanciers. Ce fût une belle expérience qui m’a donné envie de continuer à travailler sur la protection des milieux aquatiques sur terre mais également en mer.

La crise sanitaire a impacté beaucoup de jeunes sur le plan personnel et professionnel. Comment avez-vous réussi à gérer vos projets en ces temps difficiles ? 

A : En janvier 2020, nous avons pris la décision de partir en voilier (en « bateau-stop » avec des gens qui avaient besoin d’équipiers) vers les Caraïbes à la recherche d’un nouveau projet en lien avec l’eau. Nous voulions trouver du travail sur l’une des îles et tenter une nouvelle aventure. Malheureusement, en mars 2020, nous nous sommes retrouvés bloqués à la Barbade à cause de la Covid-19. Là-bas, nous avons rencontré un québécois qui nous a embauchés pour faire du maraîchage. 

R : En juin, dès que la situation nous l’a permis, nous avons rejoint la Guadeloupe et nous nous sommes renseignés pour comprendre la gestion de l’eau dans cette région et voir s’il y avait une perspective d’emploi. Nous avons vite réalisé que pour travailler dans ce secteur, il faut connaître plus de personnes et avoir des relations locales. Nous sommes restés un mois en Guadeloupe et, sans projet d’emploi, nous avons décidé de revenir en France Métropolitaine et de réfléchir à un projet concret.  

Parlons de la Fondation Grenoble INP. Vous avez été étudiants-boursiers lors de vos études. Quelle(s) expérience(s) avez-vous pu en tirer ? Qu’est-ce que la bourse de la Fondation vous a apportée ? 

A / R : Grâce à la Fondation Grenoble INP nous avons pu réaliser de grands voyages à l’étranger dans la thématique de l’interculturalité et de l’accès à l’eau et comprendre le rôle de l’ingénieur citoyen dans la société actuelle.

R : J’étais membre de l’association étudiante Ingénieurs Sans Frontières Grenoble, grâce à quoi j’ai pu aller à la découverte de l’association Ingénieurs Sans Frontières Argentine. Ensemble, nous avons pu partager nos expériences respectives sur l’aide internationale et nationale et discuter des difficultés de l’accès à l’eau dans les territoires isolés d’Argentine. J’ai aussi contribué à un projet de mise en place de réserve d’eau et de potabilisation de l’eau dans une petite communauté dans la province de Colonia Dora.

A : Je suis partie au Vietnam et j’ai participé à un projet de recherche au Centre Asiatique de la Recherche sur l’Eau (CARE). Il s’agissait d’un projet étudiant l’élimination des polluants des eaux usées salines intégrant la conception et la réalisation de bancs d’essais et de protocoles expérimentaux en équipe avec des étudiants vietnamiens. J’ai également réalisé un autre projet en Equateur dans la communauté Sacha Wasi où j’ai participé à la vie de la communauté, à l’aide concrète dans des projets de construction, d’agriculture, de reforestation et d’enseignement de l’anglais.

A / R : La Fondation nous a permis de croire en la réalisation de nos projets. Le coup de pouce financier mais également les conseils que la Fondation a pu nous apporter nous ont confortés dans nos choix et dans nos ambitions de découvertes internationales.

Vous avez monté une entreprise en 2020, Mesur’eau. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

A / R : Nous avons créé Mesur’eau en 2020 afin de répondre à notre besoin d’engagement pour l’amélioration et la préservation des milieux aquatiques et de la mer. C’est une entreprise spécialisée dans la mesure de petits débits d’eau, l’analyse physico-chimique de l’eau, les enquêtes auprès des acteurs de la gestion de l’eau ainsi que le traitement des données récoltées. Toutes nos expériences en France et à l’étranger ont éveillé en nous une volonté de participer à des  projets concrets sur la ressource en eau.

Bien que vous ne soyez plus étudiants, comment la Fondation Grenoble INP peut-elle vous aider dans vos projets professionnels ? Qu’attendez-vous de la Fondation ?

A / R : La Fondation a cru en nos projets auparavant et a toujours été à notre écoute. Nous pensons qu’elle peut nous aider grâce à son réseau mais également par son accompagnement, son soutien.

L’ensemble du réseau de partenaires de la Fondation peut ainsi nous connaître plus facilement, et cela pourrait susciter chez certains une envie de collaborer avec nous ou encore de nous parrainer pour le lancement de cette petite entreprise Alumni.

Nous sommes très heureux et confiants sur la réussite de notre entreprise.

Avez-vous d’autres ambitions futures ?  Pouvez-vous nous en parler ?

A/R : Nous voulons partager les données de terrain (qualité de l’eau, débits, questionnaires) que nous récolterons en France et un peu partout dans le monde sur des plateformes libres d’accès. De nombreux organismes publics tels que Météo-France, l’Agence de l’eau, la DREAL essayent déjà de bancariser les données de terrain et les mettre en libre service, nous voulons y contribuer. Nous aimerions également réaliser des formations concrètes de terrain en France et à l’étranger pour des jeunes et adultes voulant, comme nous, agir sur le terrain.

Avez-vous des conseils à donner à des jeunes étudiants ? A des étudiants-boursiers ? A des jeunes entrepreneurs ? 

A / R : Les expériences à l’international sont sources de connaissances et d’idées innovantes pour lutter contre des problématiques qui sont importantes pour chacun de vous, et mettre en avant vos valeurs. Nous avons choisi le domaine de l’eau, à vous de choisir le vôtre ou les vôtres !

Si vous avez envie d’entreprendre, vous pouvez être soutenus par beaucoup d’organismes comme la Fondation Grenoble INP ou la PepiteOzer.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Mesur’eau, n’hésitez pas à consulter le site internet :https://mesureau.com/

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