Lancée en 2022, la chaire Oxalia a livré ses premiers résultats, avec le développement d’un modèle numérique, sur lequel a travaillé le doctorant Matthias Renaud. Dans les trois prochaines années, les recherches se poursuivront pour apporter de la robustesse au modèle.
C’est une problématique qui s’installe à bas bruit, mais qui peut avoir des conséquences colossales. L’érosion, tout comme l’écoulement de l’eau, est responsable de la déstabilisation de certaines constructions depuis la nuit des temps. Mais avec l’accélération du dérèglement climatique, qui engendre de violents épisodes de précipitations et des hausses de températures, ces phénomènes ont aujourd’hui tendance à se renforcer. Avec, en bout de chaîne, des conséquences très nombreuses sur les ponts, les barrages et les infrastructures hydrauliques et des enjeux économiques énormes.
Développer un modèle numérique…
Pour faire face à cet enjeux, la Grenoble INP Foundation a lancé en 2022 la chaire d’excellence industrielle Oxalia, en partenariat avec le groupe d’ingénierie Artelia. Objectif : associer les mondes académiques et industriels pour créer un modèle numérique permettant de reproduire le phénomène d’affouillement, ce creusement du sol lié à la perturbation du mouvement du courant. Et ainsi, mieux intégrer ce phénomène dans le processus de construction.
… et open source
L’objectif de la chaire Oxalia est également de développer un modèle open source. « Il s’agit d’un point essentiel, car nous voulons répondre à la fois à des problématiques appliquées d’ingénierie et à des problématiques fondamentales de recherche, ce que nous permet l’open source. C’est une façon de crédibiliser nos travaux et de faire bénéficier d’une expertise académique à notre partenaire industriel Artelia », explique Julien Chauchat, chairholder of the chaire Oxalia.
Des premiers résultats par Matthias Renaud
Lancée il y a trois ans, la chaire a notamment permis d’accompagner les travaux de thèse de Matthias Renaud, associé au Geophysical and Industrial Flow Laboratory (LEGI), qui se sont achevés en fin d’année 2025. Cette thèse a permis de poser une première brique dans l’objectif que s’est fixé la chaire, en travaillant sur la migration du sable dans une dune, qui a permis d’aboutir à un premier modèle numérique, fonctionnant pour des applications académiques.
Lancement d’une nouvelle thèse en 2026
En ce printemps 2026, une nouvelle thèse portée par Arthur Lopez a été lancée pour poursuivre ces travaux, qui auront pour mission de renforcer la robustesse du modèle, pour le rendre applicable à des problématiques industrielles de terrain. Il continuera son travail de recherche en étroite collaboration avec les équipes d’Artelia, pour les trois ans à venir. Avec, à long terme, l’enjeu de pouvoir mettre sur pied un modèle qui soit applicable dès la phase de construction des infrastructures, en prenant mieux en compte le risque associé à ce phénomène d’affouillement.




