Journée internationale des droits des femmes : rencontre avec Charlotte Bonniot

Ce vendredi 8 mars, nous célébrons la Journée internationale des droits des femmes, qui vise à promouvoir une culture de l’égalité des sexes et du respect mutuel. C’est aussi un moment propice pour valoriser les diverses réalisations des femmes dans le monde. À cette occasion, nous souhaitons mettre en avant Charlotte Bonniot, présidente de l’Association À objectif ouvert et étudiante à Grenoble INP – Phelma, UGA

Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Charlotte Bonniot et je suis étudiante-ingénieure à Grenoble INP – Phelma, UGA, en optique et microélectronique, bien que mes aspirations soient assez éloignées des sciences. J’ai toujours été attirée par les activités artistiques : dessin, photographie, retouche d’images, gravure, etc. C’est pour cette raison, entre autres, que j’ai choisi de faire une année de césure, avant de terminer mon école.

Qu’est-ce que le projet À Objectif Ouvert ?

Ce projet a pour objectif de réaliser un documentaire sur les liens souvent insoupçonnés entre l’Art et la Science. Je vais donc à la rencontre de scientifiques qui mettent leur expertise au service des images, et d’artistes qui utilisent des phénomènes physiques ou chimiques dans leur pratique. Ainsi, j’ai restreint mon sujet à l’art visuel 2D, de façon à mieux cibler les personnes que j’interviewe. Le documentaire sera ainsi constitué d’extraits de discussions avec au moins six personnes, qui chacune à leur manière, sondent la poésie du réel et éveillent notre imaginaire. De quoi attiser la curiosité de tous et proposer des images d’un autre type !

Comment est née l’idée de ce projet ?

Depuis un certain temps, j’avais envisagé de prendre une année de césure, idéalement pour mener un projet lié à l’Art. Ce qui m’a ensuite aiguillé vers ce projet documentaire, c’est la visite d’une exposition au Jeu de Paume (Paris) dédiée à Jean Painlevé, un biologiste et réalisateur du 20ᵉ siècle. Je ne le connaissais pas avant, mais j’ai découvert que son travail rassemblait des facettes de l’Art que j’appréciais. Son œuvre possède une patte graphique particulière et son lien avec les sciences est évident, sans pour autant effacer la poésie de ce qu’il filme. J’ai donc voulu partir à la recherche des “Jean Painlevé d’aujourd’hui”, des personnes qui proposent un regard différent sur le monde en sollicitant la science et la poésie, et dont le travail est peu connu.

Quelles sont les rencontres ou les découvertes qui t’ont le plus marquée jusqu’à présent dans ce projet ?

À Objectif Ouvert me donne l’occasion de découvrir des personnes très différentes et toutes enrichissantes à leur façon, mais jusqu’à maintenant, je dirais que c’est la rencontre avec Christian Fleitz qui m’a le plus marquée. Ancien technicien pour l’industrie microélectronique, il laisse parler sa sensibilité et cherche à montrer la poésie et la beauté qui se cache juste devant nous. Sa détermination à tout mettre en place pour servir cette cause m’a fait réaliser que les sciences, en plus de donner un cadre de travail rigoureux, offraient aussi à toute personne qui en connait les bases, des outils pour laisser s’exprimer son ingéniosité. C’est en connaissant les lois de Descartes et la formule des interférences qu’il a pu mettre au point de nouveaux dispositifs de prises de vue, pour capturer ce que l’œil nu ne peut pas voir.

Quelles sont tes aspirations pour l’avenir, après la réalisation de ton documentaire et la fin de ton parcours académique ?

Je réalise de plus en plus que la créativité que je sollicite lors de mes projets est quelque chose que je tiens à retrouver dans le milieu professionnel. Je chercherai donc un milieu où je peux lui donner libre cours, si possible dans une structure reliée de près ou de loin au monde de l’Art. Travailler à l’élaboration d’instruments d’authentification d’œuvres d’art, ou au design d’appareils photos, sont deux exemples de perspectives qui m’enthousiasmeraient !

Quelles femmes, dans les domaines de la science ou de l’art, sont inspirantes pour toi ?

C’est difficile à dire, car j’ai pour habitude de m’inspirer de beaucoup de personnes qui m’entourent. Récemment, j’ai eu l’occasion de discuter avec Marie-Ève Didier, et j’ai été marquée par ses passions pour l’histoire de l’art et pour les sciences, deux domaines à priori bien éloignés. Ces passions sont si fortes qu’elles ont été le moteur dans son aventure entrepreneuriale : elle a fondé une start-up, Matis, dont la mission est la conception de caméra pour l’expertise d’œuvre d’art. Elle est pour moi un bon exemple de réussite, mais aussi la preuve que l’Art et les Sciences sont loin d’être incompatibles !

Quel message voudrais-tu faire passer à d’autres femmes aspirant à réussir dans les domaines de la science et de l’ingénierie ?

Je ne suis pas encore dans le monde professionnel relié aux sciences, mais je dirais que de façon générale, oser contacter des personnes qui travaillent de près ou de loin dans un domaine qui nous intéresse est toujours bénéfique. On apprend beaucoup en discutant avec une diversité de personnes et ce sont des échanges qui permettent de nous ouvrir des portes ou d’élargir notre champ des possibles ! Par ailleurs, garder en tête que l’on ne perd rien à tenter, à envoyer un mail ou à rencontrer une personne en particulier, permet de rester moteur dans sa démarche et de faire avancer son projet sans se mettre de barrières.

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